Aller au contenu principal
Fermer

Changer de banque avec un crédit immobilier en cours : ce qu’il faut savoir

information fournie par Boursorama avec Editorialink 23/09/2026 à 11:58

Changer de banque avec un crédit immobilier en cours est possible, à condition de bien organiser le remboursement du prêt et le transfert de ses opérations ( Shutterstock )

Changer de banque avec un crédit immobilier en cours est possible, à condition de bien organiser le remboursement du prêt et le transfert de ses opérations ( Shutterstock )

Quitter sa banque avant la fin de son crédit immobilier est possible, mais certaines conditions peuvent peser dans la balance et méritent d’être vérifiées.

Avoir un crédit immobilier en cours ne vous oblige pas à rester dans la même banque jusqu’à la dernière mensualité. Vous pouvez ouvrir un compte ailleurs, y transférer vos opérations courantes et même en faire votre nouvelle banque principale. Il faut simplement distinguer deux choses : la mobilité bancaire concerne le compte courant et les flux qui y transitent. Le prêt immobilier, lui, ne « déménage » pas automatiquement. Par défaut, il continue donc d’être remboursé auprès de l’établissement qui l’a accordé.

Les points à contrôler avant de quitter sa banque

Avant toute démarche, relisez attentivement votre offre de prêt . Certaines conditions négociées lors de la souscription peuvent avoir une incidence sur votre changement de banque, notamment lorsqu’un avantage commercial a été accordé en contrepartie d’une domiciliation des revenus. Depuis la loi Pacte de 2019, cette domiciliation ne peut pas être imposée comme une condition absolue d’octroi du crédit, mais elle peut entrer dans la négociation commerciale en échange d’un avantage, par exemple un taux préférentiel. Vérifiez aussi si les mensualités doivent être prélevées sur un compte détenu dans la banque prêteuse.

Si rien ne vous impose de maintenir vos opérations quotidiennes dans l’établissement prêteur, la solution la plus simple consiste à transférer votre compte principal ailleurs tout en laissant le crédit dans la banque d’origine. Selon les modalités prévues, les échéances pourront être prélevées sur le nouveau compte ou continuer à l’être sur un compte conservé pour le prêt et alimenté chaque mois par virement. Dans cette seconde configuration, surveillez les frais. Une carte bancaire, des assurances ou des offres groupées devenues inutiles peuvent parfois être supprimées pour éviter de payer deux ensembles de services.

La mobilité bancaire simplifie le transfert de vos opérations

Pour faciliter le transfert des opérations courantes, l’aide à la mobilité bancaire permet à la nouvelle banque de prendre en charge gratuitement une grande partie des formalités. Elle récupère les informations concernant les virements et prélèvements récurrents puis transmet les nouvelles coordonnées bancaires aux organismes concernés. La procédure peut prendre jusqu’à 22 jours ouvrés. Chez BoursoBank, ce service s’appelle EasyMove . Une fois le mandat signé, le transfert des versements et prélèvements récurrents est pris en charge, tout comme la remise en place des virements permanents. L’avancement de la demande peut être suivi depuis l’Espace Client.

EasyMove permet également de demander la clôture de l’ancien compte et le transfert de son solde à la date choisie. Avec un crédit immobilier encore en cours , mieux vaut toutefois ne pas fermer ce compte avant d’avoir vérifié comment seront prélevées les prochaines échéances. BoursoBank propose aussi de sauvegarder l’historique des relevés de l’ancienne banque dans son coffre-fort numérique, ce qui permet de conserver facilement une trace des opérations passées après la mobilité.

Un changement de banque qui peut aussi rebattre les cartes du crédit

Changer de banque peut aussi être l’occasion de revoir son financement. Pour transférer réellement la dette vers un autre établissement, il faut passer par un rachat de crédit immobilier. La nouvelle banque rembourse alors le prêt existant par anticipation et met en place un nouvel emprunt. L’opération peut permettre de revoir le taux, la durée, les mensualités ou l’assurance emprunteur, mais elle génère aussi des coûts. Indemnités de remboursement anticipé, frais de dossier et éventuels frais de garantie doivent être intégrés au calcul. Un taux plus bas ne suffit donc pas, à lui seul, à rendre le rachat intéressant.

En pratique, un prêt immobilier ne bloque donc pas un changement de banque : il impose surtout d’organiser la transition avec méthode. Si votre financement actuel reste avantageux, le conserver dans son établissement d’origine tout en déplaçant vos revenus et vos dépenses peut être la solution la plus simple. Si un rachat présente un réel intérêt financier, le changement de banque peut au contraire servir à remettre à plat le crédit. Dans tous les cas, mieux vaut procéder dans le bon ordre : vérifier le contrat, sécuriser le paiement des prochaines mensualités, transférer les opérations récurrentes, puis décider s’il est possible et utile de clôturer l’ancien compte.

0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
Pages les plus populaires